samedi 17 juin 2017

Immigration : l’élection d’Emmanuel Macron a fait naître une espérance chez les juifs


LE MONDE - Dans une tribune au « Monde », (((Daniel Cohn-Bendit))) et (((Romain Goupil))) appellent l’Europe et la France à engager des politiques ambitieuses d’hospitalité et d’intégration en vertu du droit d’asile, qu’il leur faut pleinement assumer au nom de la citoyenneté européenne et du respect de la dignité humaine.

L’élection d’Emmanuel Macron a fait naître une espérance pour la situation des réfugiés en France et en Europe : celle d’un accueil digne et enfin pleinement assumé de celles et ceux qui fuient les persécutions et les guerres [Rappelons que toutes les guerres au Moyen-Orient ont été faites pour le compte d'Israël].

Il y a urgence.

Partout, depuis l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie, le Soudan ou l’Erythrée, des hommes, des femmes et des enfants sont jetés sur les routes de l’exil et tentent, au péril de leur vie ou de leur intégrité physique et psychique, la traversée de certains pays transformés en enfers comme la Libye où ils subissent les pires exactions avant même d’affronter la Méditerranée.

En Grèce, en Italie, dans les rues de Nice, de Paris et de Calais, ils sont de plus en plus nombreux, attendant une réaction des pouvoirs publics. Comme tant de citoyens engagés ou simplement soucieux de la dignité de ceux qu’ils voient à l’abandon dans les campements de fortune que notre pays a déjà connus au cours des derniers mois, (((nous))) attendons, aussi, cette réponse.

(((Nous))) savons les divisions dont les Européens se sont montrés capables au moment d’accueillir ces persécutés depuis le début de la crise de l’asile en 2014.

(((Nous))) sommes lucides sur les enthousiasmes mais aussi sur les doutes de la société française. (((Nous))) connaissons les instrumentalisations politiques de l’extrême droite qui fait des réfugiés les boucs émissaires de nos difficultés. (((Nous))) n’avons aucune illusion sur les surenchères, qui ont peu à voir avec les intérêts des réfugiés, qu’entretiennent ceux qui sont prêts à justifier toutes les confusions dont le droit d’asile est, finalement, toujours la victime.

[...]

Ce droit est un devoir, qui incombe aux Etats européens signataires de la Convention de Genève. Il est celui de notre République,...

source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/06/16/l-accueil-des-refugies-est-une-question-de-survie-pour-ces-hommes-ces-femmes-et-ces-enfants-persecutes_5145908_3232.html

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